Les démences : perte d’autonomie

Le terme « démences » désigne une série de symptômes correspondant à de nombreuses maladies neurologiques qui affectent les facultés intellectuelles des patients et peuvent aboutir à une perte d’autonomie. La maladie d’Alzheimer est la principale démence dégénérative. Mais, bien d’autres pathologies touchant des personnes plus jeunes ou engendrant des troubles différents existent également. Une majorité de nos patients sont concernés par cette pathologie.

Les différents types de démences

Deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer, les démences fronto-temporales (DFT) touchent entre 80.000 et 100.000 personnes en France. Elles se déclarent de manière plus précoce, généralement entre 55 et 60 ans. Ici, ce n’est pas la mémoire qui est atteinte en premier, mais plutôt la personnalité et le comportement. Les démences fronto-temporales se caractérisent par une certaine négligence physique, l’altération des convenances sociales, l’apathie et parfois même, de l’agressivité.

Les démences à corps de Léwy comptent pour 15% des démences. Elles se manifestent par l’association d’un syndrome parkinsonien avec des hallucinations visuelles, tandis que la mémoire n’est pas atteinte. L’évolution de cette pathologie, sur quelques années à peine, est beaucoup plus rapide que celle de la maladie d’Alzheimer.

La démence sémantique touche, en revanche, la mémoire. Mais, contrairement à la maladie d’Alzheimer, qui atteint d’abord la mémoire des événements récents, la démence sémantique se caractérise par une atteinte de la mémoire des connaissances acquises. Le patient ne reconnaît plus les objets du quotidien, ne perçoit plus leur utilité, leur fonctionnement. Ce qui induit un risque d’accident supplémentaire.

Enfin d’autres démences existent : l’atrophie lobaire sans démence initiale, les démences associées à la maladie de Parkinson, la maladie de Steele-Richardson-Olzewski, la chorée de Huttington…

Des signes toujours désarmants

Le diagnostic de ces différentes démences n’est pas toujours facile à poser. D’autant que les symptômes s’expriment de façons très diverses en fonction des patients. Le principal point commun à toutes les démences : il est déstabilisant pour l’auxiliaire de vie, dans un premier temps.

Face à des réactions inattendues, empruntes d’agressivité ou de frustration, il est indispensable de se rappeler qu’il s’agit des manifestations d’une pathologie, et de ne pas prendre les paroles ou les gestes de façon trop personnelle.

Quelles sont les particularités du suivi ?

Famille-services : démences et auxiliaire de vieLes démences sont, dans leur grande majorité, des pathologies dégénératives. Mettre en place un suivi adapté dès que le diagnostic est posé permet de se mettre dans les conditions d’atténuer les effets de la maladie et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Voici quelques conseils pour le suivi des personnes atteintes de démences :

  • Stimuler le patient, l’impliquer dans son quotidien

Même si les démences aboutissent à une perte d’autonomie, le rôle de l’auxiliaire de vie consiste à stimuler les personnes de façon à préserver leur faculté en les associant aux gestes du quotidien – cuisine, ménage, toilette… – qui sont autant de prétextes à des exercices.

  • Mettre en place un environnement adapté

Il est parfois nécessaire d’adapter le logement pour faciliter la mobilité des personnes ou éviter les accidents. Il peut s’agir, tout simplement, pour l’auxiliaire de vie, d’enlever des tapis. Mais, il peut être nécessaire de faire appel à un ergothérapeute pour faire des modifications plus en profondeur du logement.

  • Conserver la notion de plaisir

Lorsqu’on a entamé un suivi dès les prémices de la maladie, l’auxiliaire de vie a pu tisser des liens qui lui permettent de connaître les activités – jardinage, cuisine, promenades – ou les plats qui font plaisir aux personnes. Il est important de continuer à donner ces moments de plaisir même quand le patient n’est plus en capacité d’exprimer ses souhaits, et de partager auprès des autres auxiliaires de vie cette connaissance du patient.

  • Organiser les déplacements

La prise en charge des déplacements des personnes – pour aller à l’atelier mémoire, pour se rendre à l’accueil de jour, ou pour conserver une certaine vie sociale – permet de sécuriser les sorties. Familles Services offre un service de transport accompagné, assuré par des auxiliaires de vie, qui permet de mener à bien les sorties de manière apaisée, et de supprimer le risque de se perdre.

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