Formation sur la bientraitance

Shainez Bechtola est assistante administrative chez Familles Services. En compagnie de huit intervenants d’aide à domicile, elle a suivi une formation passionnante sur la bientraitance. Un savant mélange d’apports théoriques, d’exercices pratiques et d’échanges sur les expériences de terrain qui a permis à chacune d’analyser et améliorer ses pratiques et d’avoir des outils pour réagir face aux actes de maltraitance.

Les différents types de maltraitance

La formation a démarré par une présentation des différents types de maltraitances : psychologique, physique, financière… mais aussi violence par négligence, défaut de soins. L’occasion d’identifier clairement les comportements qui ne sont pas acceptables dans le cadre de l’aide à domicile pour des personnes dépendantes, ou même ceux qui s’apparentent à de la maltraitance sans qu’on en soit totalement conscients.

Cas pratiques et expériences vécues par les auxiliaires de vie

Puis, deux groupes se sont constitués pour une étude de cas pratique. Des exercices qui ont délié les langues. Pour le groupe de Shainez, il s’agissait de savoir comment réagir lorsqu’on est témoin d’un acte de maltraitance. « Certaines intervenantes d’aide à domicile ont pris conscience qu’elles devaient parler  même quand les comportements inadaptés viennent de personnels soignants ou de proches, explique Shainez. Tout le monde a beaucoup apprécié cette partie qui a permis d’échanger sur des expériences vécues. »

« Mieux comprendre les bénéficiaires et les intervenantes d’aide à domicile »

Pour Shainez, l’enjeu de cette formation était double. « Cette formation m’a appris beaucoup. Concrètement, on reçoit les intervenants d’aide à domicile une fois par mois pour faire le point sur leur travail. Le fait d’avoir échangé sur leurs pratiques permettra de mieux comprendre les situations auxquelles ils sont confrontés. »  Mais, Shainez a aussi pris conscience de son rôle dans la prévention de la maltraitance. « Dans mes contacts téléphoniques avec les bénéficiaires comme avec les intervenants, il faut que j’adopte une écoute active, de façon à recueillir des informations, poser les bonnes questions pour anticiper les situations difficiles et déceler les problèmes… »

Être toujours plus attentif au bénéficiaire

Au final, tous les intervenants sont ressortis ravis de cette formation courte mais intense. « Ils ont appris les procédures à suivre lorsqu’on est témoin de certains faits de maltraitance. Et d’eux-mêmes, ils ont fait le lien avec tel ou tel bénéficiaire, telle ou telle situation, qu’ils pourraient mieux appréhender, » relève Shainez. La bientraitance, c’est, en effet, être toujours plus à l’écoute de l’autre.

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